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Les meilleurs films de 2017

   

Je vous propose un classement des meilleurs films de 2017 que j’ai vus qui pour moi, méritent un détour (notons que je n’ai pas vu la totalité des 899 films [environ – source : Wikipedia]).

Voici donc mon best of films 2017 :

Au-revoir là-haut

Au-revoir là-haut
Réalisé par : Albert Dupontel
Scénario : Albert Dupontel & Pierre Lemaître (d’après son roman)
Avec : Nahuel Pérez Biscayart, Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Niels Arestrup, Émilie Dequenne, Mélanie Thierry…
Compositeur : Christophe Julien

Au-delà d’une excellence narrative, d’une beauté subjuguée et transcendée par la maîtrise plastique d’un film atemporel, Dupontel offre un film sincère, drôle et poignant.
Car oui, c’est un don. Un véritable cadeau de tous les instants qu’une réceptivité en pleine conscience aidera à admirer dans ses moindres détails. Un seul visionnage ne suffira peut-être pas à observer toute la richesse de cette œuvre dense et complexe livrée avec une belle simplicité et un regard d’enfant qui a grandi et s’est enrichi de l’observation d’un monde dur et beau. Mais la surprise de tous les instants que livre Au-revoir là-haut est un hommage à l’histoire du cinéma et une critique de l’histoire telle qu’on nous la livre, avec un œil aiguisé bourré d’intelligence.

 

Baby driver

Baby driver
Réalisé par : Edgar Wright
Scénario : Edgar Wright
Avec : Ansel Elgort, Kevin Spacey, Lily James, Jon Bernthal, Jon Hamm, Eiza Gonzalez, Jamie Foxx, Flea…
Compositeur : Steven Price II

Procurer un enthousiasme constant par la maîtrise de son medium sans en avoir l’air est un preuve de virtuosité qui me touche particulièrement.
Baby driver, qui est une pure œuvre de distraction, s’engage dans cette voie en dessinant avec une précision rafraîchissante un amusement servi par tous les ingrédients d’un très bon film.
Un personnage principal avec un background et une profondeur (certes un peu cliché mais qui sert au moins l’un des propos de l’intrigue et d’autres choses que je n’évoquerai pas pour ne pas « spoiler »), une quête, des antagonistes animés, expressifs et forts, une histoire d’amour simple et sincère, de l’action avec des scènes chorégraphiées à la perfection sur une bande originale magnifiquement intégrée, synchronisée en support narratif (une maîtrise de la partition exemplaire), une réflexion sur les choix et leurs conséquences, et bien sûr, l’apparition de Paul Williams en personne !!
J’ai embarqué tout-de-suite et revu ce film avec plaisir.

 

Kingsman – The golden circle

Kingsman - The golden circle
Réalisé par : Matthew Vaughn
Scénario : Jane Goldman & Matthew Vaughn (d’après l’œuvre de Mark Millar)
Avec : Taron Egerton, Colin Firth, Mark Strong, Julianne Moore, Halle Berry, Channing Tatum, Pedro Pascal, Jeff Bridges…
Compositeur : Henry Jackman & Matthew Margeson

Une maîtrise qui frôle la virtuosité avec un amusement constant et asseoit un propos fort par son apparente légèreté. Film Pop aux trouvailles de réalisation de génie, usant de clichés pour mieux les contourner, Kingsman est également une pure œuvre de distraction qui mélange maestria technique et autodérision dans un puissant brassage d’action et de fun pour une légèreté totalement assumée (ce qui change des lourdeurs subies de certains films de distraction qui réclament un autre statut sans pour autant faire preuve de l’audace du génial Matthew Vaughn).
Ses images m’ont marqué, et comme dans les films de mon enfance, j’y ai repensé longtemps après.

 

Blade Runner 2049

Réalisé par : Denis Villeneuve
Scénario : Michael Green & Hampton Francher (d’après l’œuvre de Philip K.Dick)
Avec : Ryan Gosling, Harrison Ford, Jared Leto, Ana de Armas, Sylvia Hoeks, Robin Wright…
Compositeur : Hans Zimmer & Benjamin Wallfisch

Sans trahir l’esprit original du film de Ridley Scott et en y apportant une énergie nouvelle et forte, le talentueux réalisateur de l’excellent The Arrival (Premier contact) offre ici une narration parfaitement servie par une mise en scène virtuose qui se nourrit des qualités d’un film indépendant tout en assumant l’action d’un projet à gros budget.
Sur le fond d’une réflexion engagée et prenante, l’image captivante inspirée, paraît-il d’une tempête orange en Australie, participe pleinement à une esthétique onirique où se mêlent les couleurs et les émotions pour un propos mûrement réfléchi.

 

Rock’n roll

Rock'n roll
Réalisé par : Guillaume Canet
Scénario : Guillaume Canet, Philippe Lefebvre & Rodolphe Lauga
Avec : Guillaume Canet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche, Philippe Lefebvre, Camille Rowe…
Compositeur : Maxim Nucci

Quelques critiques qui se sont attachées au premier degré de ce film ont prêté à Guillaume Canet l’intention d’une sorte d’auto-thérapie par le regard sur soi en reprochant l’auto-centrage.
Il suffit de regarder le film jusqu’au bout pour voir qu’il n’en est rien.
Mais c’est justement dans cette dimension subtile que ce film et Guillaume Canet excellent.
La mise en abîme par le thème du monstre de la crise du quarantenaire casé qui vit une rupture avec sa propre image de lui (et va bien au-delà) offre un terrain dur et savoureux à la fois aux acteurs qui investissent le sujet avec maestria.
Marion Cotillard est juste hallucinante dans son propre rôle et cette simple phrase donne matière à éviter les aveuglements d’une chronique facile qui passe à côté de l’essentiel (et parfois, la critique se perd un peu dans son propre jeu).
Une preuve de maturité et d’autodérision qui font réfléchir !

 

Okja

Okja
Réalisé par : Joon-Ho Bong
Scénario : Joon-Ho Bong & Jon Ronson
Avec : Seo-Hyun Ahn, Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal, Paul Dano, Steven Yeun, Lily Collins…
Compositeur : Jaeil Jung

Ce film a suscité beaucoup de polémiques autour de ses moyens et de sa politique de diffusion et je n’ai pas la prétention d’en faire une analyse ici.
C’est après l’avoir vu que j’ai entendu parler de cette polémique ; je ne sais pas si j’ai raison d’en faire une mini-chronique mais le propos du film et le film lui-même sont à mon sens pleins d’intérêt.
C’est donc de l’œuvre seule que je traiterai… si possible.
Car si on doit traiter les films à travers les polémiques qui les entourent, arrêtons de regarder ceux de Jean Renoir (sympathisant pétainiste) ou ceux avec Charlton Heston, avide défenseur de la NRA.
On découvre l’histoire par le biais de ce qu’elle dénonce : l’aveuglement massif d’une consommation surdimensionnée pour un monde qui crève de faim d’un côté et se gave à outrance de l’autre.
La fabrication d’un super-porc avec un super goût s’imposera sur le marché pour satisfaire les attentes du roi qu’est le client.
Par une approche à la fois esthétique, humoristique, cinglante, dramatique et pleine d’action sur une rythmique riche, cynisme outrancier, jusqu’au-boutisme militant, morale et responsabilité de consommateurs sont les thèmes qui seront traités dans le film à travers les yeux d’une personne spéciale par sa simplicité (et j’utilise ce terme dans tout ce qu’il a de plus riche).
Sans donner de leçons mais en donnant matière à réflexion, Okja dessine un vrai projet abouti qui vaut le détour.

 

Thelma

Thelma
Réalisé par : Joachim Trier
Scénario : Joachim Trier
Avec : Eili Harboe, Okay Kaya, Ellen Dorrit Petersen, Henrik Rafaelsen…
Compositeur : Ola Fløttum

Avec une maîtrise de la photo et une narration qui s’attache avec sensibilité à la psychologie de ses personnages, Thelma nous emmène visiter notre monde à travers les yeux d’une jeune femme dont les étranges pouvoirs auraient pu faire l’objet d’un film de super-héro(ïne) dans d’autres mains.
Les talents de Joachim Trier et de ses actrices (les acteurs font également preuve d’une belle solidité face à la complexité du film) offrent une histoire à plusieurs dimensions magnifiquement servie par son esthétique visuelle et sonore extrêmement soignée qui devient une force puissante de l’histoire.
Le travail de Ola Fløttum est une découverte pour moi et je creuserai pour en savoir davantage sur son approche musicale et ses méthodes de travail et de production car je me suis laissé porter par la beauté de la musique et du sound-design.
Thelma reste un film troublant qui interroge à bien des égards sur les préjugés et les gens.

 

Spiderman homecoming

Spiderman homecoming
Réalisé par : Jon Watts
Scénario : Jon Watts, Christopher D. Ford, Chris McKenna, Erik Sommers, Jonathan Goldstein & John Francis Daley
Avec : Tom Holland, Michael Keaton, Robert Downey Jr., Marisa Tomei, John Favreau…
Compositeur : Michael Giacchino

Ouvrir son film avec Michael Keaton est un luxe ; le faire de façon brillante et avec un détachement qui sert le propos du film, une force indéniable.
Et savoir s’amuser avec le matériau dont on dispose avec une forme d’insouciance, révèle parfois une réelle sincérité.
Ici, il s’agit d’une franchise comme l’appelle communément un public de tous âges, qui reprend pour la troisième fois la mise en lumière d’un super-héro qu’on aura découvert sous les traits de Tobey Maguire, Andrew Garfield puis dernièrement Tom Holland, bien plus jeune que ses prédecesseurs (Tobey Maguire avait 27 ans à la sortie de Spiderman en 2002, et Andrew Garfield 29 à la sortie de The Amazing Spiderman en 2012 et Tom Holland 21 ans pour Spiderman Homecoming en 2017), et qui apparaît également dans Captain America Civil War.
Porté par un enthousiasme constant, le film s’affiche sans complexe ni fausse modestie comme un spectacle euphorisant, en ne se prenant pas au sérieux et en jouant avec les traits adolescents de son personnage principal, mêlant sa vie de super-héro et civile dans un habile chassé-croisé avec ses démons personnels et ceux qui hantent la ville pour livrer un vrai très bon long-métrage.

 

Wind river

Wind river
Réalisé par : Taylor Sheridan
Scénario : Taylor Sheridan
Avec : Jeremy Renner, Elizabeth Olsen, Graham Greene II, Kelsey Asbille…
Compositeur : Warren Ellis & Nick Cave

Prendre son temps est un luxe que pas mal de réalisateurs s’octroient de plus en plus en revenant à des formats de plus en plus longs depuis un moment maintenant.
C’est parfois justifié, parfois totalement superfétatoire. Dans le cas de Wind river, le temps fait partie intégrante de l’intrigue et joue avec les nerfs du spectateur.
Jeremy Renner dose avec une force et un détachement qui le caractérisent sans l’enclaver, l’intériorisation des sentiments qu’il revit en menant l’enquête.
Évoluant dans un décor qui met en scène notre place modeste en tant qu’humains dans une nature dont la force est immense, la toile de fond de ce thriller traite de l’humilité et de l’équilibre fragile de la vie.

 

Seven sisters – What happened to monday

Réalisé par : Tommy Wirkola
Scénario : Max Botkin & Kerry Williamson
Avec : Noomi Rapace, Glenn Close, Willem Dafoe, Clara Read, Marwan Kenzari…
Compositeur : Christian Wibe

Noomi Rapace est à fond dans ces sept rôles où elle nous tient en haleine dans un thriller fantastique efficace, plein de rebondissements sur fond de critique de société.
Certes, la dénonciation du totalitarisme a déjà été traitée, mais l’intrigue elle-même surplombe cette problématique en renouvelant le regard sur un scénario simple et efficace. On sent, ici aussi, l’amusement et la rigueur, qui donnent à ce film une vraie trempe intéressante dans pratiquement toutes les dimensions qu’il traite.
Le thème de la sororité est particulièrement touchante et dure quand on découvre, au début du film, les jeunes septuplètes auxquelles l’actrice « devenue adulte » donne corps.
A découvrir !

 

Alien : Covenant

Alien : Covenant
Réalisé par : Ridley Scott
Scénario : John Logan & Dante Harper
Avec : Michael Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup…
Compositeur : Jed Kurzel

Avec une esthétique au service d’un univers et d’une narration qui développe intensément les origines de Alien, Ce film, qui propose une réflexion sur le choix est avant tout un bon film de science fiction teinté d’action.
Moins sentencieux que Prometheus mais tout aussi sombre (ce qui était un des points forts du prequel), Alien : Covenant réussit le pari difficile d’un chapitre révélateur avec des parti-pris cinématographiques forts dans une réalisation impeccable.
La tension qui y règne rend justice au film original réalisé lui aussi par Ridley Scott.

 

Avant la fin de l’été

Avant la fin de l'été
Réalisé par : Maryam Goormaghtigh
Scénario : Maryam Goormaghtigh
Avec : Arash, Hossein, Ashkan…
Compositeur : Marc Siffert

Un film sur l’itinérance, l’appartenance, la rupture, la nostalgie du pays natal sur fond de road-trip entre amis : il ne m’en fallait pas plus pour adhérer.
Pourtant, Avant la fin de l’été propose aussi un regard détaché sur l’humanité qui réside dans les relations simples, sans faire l’impasse sur la différence des cultures.
Une fenêtre ouverte sur le monde, à un endroit, à un moment, avec des gens qui jouent un rôle, certes mais avant tout sont vrais.

 

Ce qui nous lie

Ce qui nous lie
Réalisé par : Cédric Klapisch
Scénario : Cédric Klapisch & Santiago Amigorena
Avec : Pio Marmai, Ana Girardot, François Civil…
Compositeur : Camélia Jordana

Avec une fraîcheur assumant un regard neuf, par le biais, notamment, des trois acteurs enthousiastes et justes, ce film sur la famille, les racines et la passion brasse avec une belle véracité l’histoire de cette fratrie qui se retrouve après une absence pour gérer le vignoble paternel.
Au gré des saisons qui rythment esthétiquement la narration, on partage avec plaisir et émotion jamais surfaite car la réalité chez Klapisch est parfois « stylisée » mais ici, elle révèle de façon pudique l’impermanence des choses.

 

Logan

Logan
Réalisé par : James Mangold
Scénario : James Mangold, Michael Green & Scott Frank
Avec : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen, Boyd Holbrook…
Compositeur : Marco Beltrami

Sans trahir l’âme complexe d’un (anti ?) super-héro, Logan apporte un regard légèrement dévié sur son personnage central en lui opposant et lui affiliant en même temps d’autres personnalités dont la plus marquante est l’enfant avec laquelle il se lie presque malgré lui et qui constitue un miroir intéressant pour enrichir la vision de celui qui est au cœur de Wolverine.
Une réalisation mûre et des scènes d’action chorégraphiées avec une excellence certaine portent le film au-delà des prétentions habituelles de la série autour de Wolverine qui a connu à proprement parler des hauts et des bas.
Cet épisode visite des endroits délaissés à tort par d’autres films du genre.

 

Le brio

Le brio
Réalisé par : Yvan Attal
Scénario : Yaël Langmann, Victor Saint Macary & Yvan Attal sur une idée de Victor Saint Macary
Avec : Daniel Auteuil, Camélia Jordana, Yasin Houicha…
Compositeur : Michael Brook

La proposition de ce film tient sur la communication. Et pas seulement la communication par le langage qui soutient avec brio, justement, l’idée centrale illustrée par le duo supposé improbable entre Camélia Jordana et Daniel Auteuil, mais par la communication comme idée fondamentale de notre société dans plusieurs de ses modes d’expression.
Car si les codes que propose le langage s’apprennent et s’approprient, c’est la communication qui en rend possible la compréhension et l’appréciation.
Et c’est même au-delà des nécessités de se comprendre les uns les autres que nous emmène ce film.
L’éloquence, malheureusement parfois négligée par un nombre croissant de personnes et même d’institutions y est assez justement représentée par un avocat qui non seulement en prend la défense mais propose de la voir comme le sel de la vie ; un ingrédient nécessaire au bien-être de l’esprit.
En évitant un maximum de pièges et de clichés, le film ne les écarte pas tous mais impose un vrai rythme et une légèreté de comédie sans autre prétention que réfléchir, ce qui est déjà une belle proposition.

 

Visages villages

Visages villages
Réalisé par : Agnès Varda, JR
Avec : Agnès Varda, JR
Compositeur : Matthieu Chedid

Périple à deux âges dont la promesse offre bien ce que son titre contient, ce film documentaire n’en est pas moins une histoire qui raconte avec finesse et fraîcheur les vies des gens qu’Agnès Varda et JR rencontrent pendant leur voyage.
Sans jugement et en toute bienveillance, les deux protagonistes qui deviennent aussi bien spectateurs à certains moments nous amènent dans des endroits qui rendent justice à la richesse humaine et à ses belles contradictions.

 

Cherchez la femme

Cherchez la femme
Réalisé par : Sou Abadi
Scénario : Sou Abadi
Avec : Félix Moati, Camélia Jordana, William Lebghill, Anne Alvaro…
Compositeur : Jérôme Rebotier

Sous des airs qui n’ont l’air de rien, ce film prend la parole sur des terrains glissants avec un humour qui emprunte à l’absurde sans jamais s’y perdre.
Servi par des personnages qui proposent une vision investie dans un monde qui nous dépasse parfois par son incohérence, Cherchez la femme révèle un point de vue protéiforme sans vanité ni moralisation manichéenne, mais avec un entrain et une finesse constants.

 

Death note

Death note
Réalisé par : Adam Wingard
Scénario : Charley Parlapanides, Vlas Parlapanides & Jeremy Slater (d’après l’œuvre de Tsugumi Ohba & Takeshi Obata)
Avec : Nat Wolff, Margaret Qualley, Lakeith Stanfield…
Compositeur : Atticus Ross & Leopold Ross

Ne connaissant pas l’œuvre originale, je suis rentré tout cru dans ce film qui s’accapare tous les attraits d’un teenage movie d’horreur en proposant un scénario original (qui reprend l’idée fondatrice de la série originale si je me suis bien renseigné -après avoir vu le film) avec une touche 80’s et un rythme assez moderne.
Sans circonvolutions, Death note vise des thèmes complexes en les traitant dans un univers fantastique qui devient intriguant, inquiétant, immoral… Tout ce qu’on aime !

 

Les meilleurs films de 2017 ?

En regardant les classifications diverses et variées trouvés sur le web, je suis souvent tombé sur les mêmes choix dans des ordres à peine différents, ce qui m’a assez surpris.
Même si je peux reconnaître que l’appréciation d’une œuvre se base sur des éléments tangibles comme la qualité de la réalisation et de la mise en scène, le respect de l’œuvre originale (lorsqu’il s’agit d’une adaptation), la justesse du jeu des acteurs (etc.), je trouve intéressant d’apercevoir des éclairages différents et des propositions divergentes des gros palmarès.
C’est donc un classement tout-à-fait personnel que je livre à qui souhaite le voir.

Il ne s’agit bien entendu que d’un avis qui ne saurait remettre en cause le respect que j’ai pour tout créateur. En tant que tel, je sais à quel point il est difficile de recevoir des critiques négatives sur son travail et l’exercice cinématographique en est un exemple frappant car il touche une masse importante de gens : c’est un art multiple et d’équipe.
Mais je pense aussi que toute critique a le droit d’exister dès lors qu’elle s’exprime sur un argumentaire et un ressenti commentés.

Depuis un moment maintenant, je remarque à l’instar d’Albert Dupontel ou Dustin Hoffman que le cinéma perd un peu ce que les séries sont en train de réussir à gagner : de l’audace.
Je tente toujours de regarder des films qui vont voir ailleurs (du moins à mon sens), et ils passent parfois inaperçus ou, eux aussi, se perdent dans la recherche d’un public avant toute chose au lieu de s’offrir pleinement.
Comme Alexandre Astier (et je suis certain que nous ne sommes pas seuls 😉 je suis touché et parfois même bouleversé par la sincérité d’un propos artistique lorsque celle-ci est nourrie par la générosité, un don de soi dans une abnégation et un abandon qui dépassent le cadre d’un travail rémunéré (puisqu’il en est ainsi aussi dans le cinéma et dans d’autres disciplines professionnelles).
Il cite Louis de Funès pour ce qu’il donne au film et donc au spectateur et s’émeut de cette authenticité. Ceci me fait dire qu’en tant que créateur, on doit à cette générosité un don, le plus important possible. Par respect pour celui qui écoute, regarde, ressent, par respect pour l’œuvre qu’on propose et par respect pour soi.
Générosité ne veut pas dire totalitarisme et je ne défendrai pas les préceptes du type « dogme », car ils vont pour moi à l’encontre de ce qu’ils prônent en donnant à la liberté artistique un carcan plus lourd encore.
Mais il y a une chose qui me touche particulièrement au-delà de la maîtrise artistique et du savoir-faire sur un medium : c’est la force de l’instant.
On décèle parfois chez les critiques une propension à offrir à une œuvre leurs bonnes grâces car ils (ou elles) sentent qu’il y a matière à la pérennité.
Cette approche peut parfois dissimuler sous des aspects élitistes un évitement du plaisir immédiat qu’on a à apprécier une œuvre dans le moment où on la voit.
Il est vrai que cette façon de regarder peut paraître simpliste mais je remercie mes parents de m’en avoir fait cadeau car elle nourrit d’une part mon sens critique sur la critique elle-même et ce qu’elle peut avoir d’injuste, de parfois violent et rabaissant, et d’autre part, elle m’offre l’opportunité d’un regard en pleine conscience sur des créations vouées à l’instant que j’essaie de faire vivre à chaque fois que j’ai la chance de voir, d’écouter et de ressentir une œuvre.

N’hésitez pas à réagir et partager vos propres palmarès !

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