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The shepherdess and the chimney sweep

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Paul Grimault et Jacques Prévert ont magnifiquement illustré le conte de Hans Christian Andersen, la bergère et le ramoneur, rencontre improbable que tente de séparer la tyrannie d’un despote mégalomane et d’un monde dans lequel les deux âmes simples sont en parfait décalage.

A l’origine, les personnages sont faits de porcelaine et vivent dans une maison d’où ils décident de s’enfuir lorsqu’une autre figurine qui affirme être le grand-père de la bergère (ça rime), et veut lui imposer le mariage avec un satyre surnommé le « Grand-général-commandant-en-chef-Jambe-de-Bouc »

Outre la beauté simple de l’idée de cet amour interdit, le conte nous emmène dans les lieux imaginaires de notre enfance, faits de jouets en porcelaine (même si, affirmons-le, peu d’entre nous ont déjà joué avec des figurines de porcelaine hormis peut-être chez leurs grands-parents).
Les deux personnages sont simples et aspirent à la liberté par l’expression de leur amour en fugue.

Sur un thème en mi mineur où plusieurs instruments très différents se croisent (Glockenspiel, Crotales, Celesta, Piano, Concertina, Violons, Violoncelles et Contrebasses, j’ai voulu dessiner les regards qui se croisent, la grâce et la beauté un peu triste d’un lieu où se joue le drame et son dénouement.
Le Piano, martelé de façon légère et accompagné du Glockenspiel (entre autres instruments cités plus haut), se marie au Concertina dans un thème en contrepoint qui exprime la fuite.
La seconde partie du morceau, plus triste s’arrête avant celle-ci pour laisser planer un peu le mystère même si on connaît le dénouement de l’histoire.

Voici sans plus tarder le morceau et un visuel qui l’illustre :

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The shepherdess and the chimney sweep

 

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